19 octobre, 2008

Qui suis-je?

Monsieur Brindamour avait vu juste: il s'agit bien de Johnny Depp sur le plateau du film «The Libertine». Depp y interprète John Wilmot, the Earl of Rochester, un poète du 17ème siècle. Alcoolique et débauché, Rochester est mort dans la jeune trentaine de la syphillis.

Dans cette scène, Rochester fuit le roi et joue au médecin charlatan dans un marché public. Difficile de reconnaître le beau Johnny!!

Le paradis des jeans!

Vous cherchez des jeans? Inutile de faire les boutiques! Il y a un endroit à Montréal où vous êtes certains de trouver ce qu'il faut pour mettre vos jolies fesses en valeur.

La boutique s'appelle tout simplement «Jeans jeans jeans» et on comprend vite pourquoi: il y en a jusqu'au plafond! Pour hommes, pour femmes, des marques prestigieuses (Diesel, Guess) des plus modestes (Levi's, Lois), des bleus, délavés, foncés, des noirs, à paillettes, salopettes bref, il est impossible de ne pas trouver.

En entrant dans cette grotte, nous sommes immédiatement accueillis par des vendeurs (je dirais plutôt des guides car il y a tellement de choix qu'on pourrait s'y perdre) qui vous demandent ce que vous cherchez. Certains peuvent même, d'un seul coup d'oeil, trouver le jeans qui vous ira. Après la cueillette, c'est le temps de l'essayage. Les commis à l'essayage prennent alors la relève des «guides» en vérifiant avec vous ce qui va et ne va pas. Pas de baratin de vendeur. Pas de temps à perdre non plus: les cabines sont minuscules et l'espace d'essayage est surpeuplé. Je me demande bien comment la couturière arrive à travailler dans ce brouhaha.

Malgré le fait que je sois difficile à habiller (je suis entre les tailles normales et les tailles plus), j'ai essayé une dizaine de modèles et j'ai pu ainsi voir quelles coupes m'allaient bien. J'ai finalement un Lois bleu foncé un peu 70's, coupe droite, qui me fait un c....d'enfer pour seulement 49.95$ !!

À vous maintenant:

5525, rue de Gaspé
Montréal (Québec)
H2T 2A3
Téléphone : (514) 279-3303

14 octobre, 2008

Les Trois petits tours de Fred et Thomas

Hier soir, alors que je piochais très sérieusement sur ce blogue, mon ami L'Homme Scalp m'a demandé comment j'avais trouvé le dernier album de Thomas Fersen, réalisé par notre compatriote Fred Fortin. «Concept intéressant», lui ai-je répondu. «Du Fersen qui sent le bleuet». C'est tout.

C'est tout??!!! Mais comment ai-je pu en dire si peu? Surtout à celui qui décrit toutes les musiques si adroitement, avec poésie, justesse et un zzzzzzeste de folie. Son blogue est tellement bien écrit que, parfois, je vais relire de vieux billets, comme ça, pour le plaisir. Comment ai-je pu réduire mes commentaires ainsi, moi, la grande admiratrice de Fred et de Thomas, qui jadis préparait de juteuses chroniques-radio ou recommandait ses coups de coeur (avec coeur) à mille et un clients?

Je n'ai trouvé qu'une réponse à ma question: la paresse. Je suis devenue paresseuse! Il y a tellement de nouveaux disques qui passent par nos bureaux que je ne les écoute plus: je les survole. C'est sûr que, plus tard, je les découvrirai pour vrai. Je leur ferai une petite place dans mon lecteur mp3, entre Gainsbourg, Dylan et Tom Waits, et les laisserai se frayer un chemin jusqu'à mon coeur.

Mais ce soir, puisque Fred, Thomas et Claude méritent mieux, je me suis repassé Trois petits tours en rentrant du boulot (après un bon vote bien senti - voir billet ci-dessous). Voici donc mes impressions:
  • C'est bien du Fersen. On le reconnaît partout: les superbes textes, le minimalisme des mélodies, le ukulélé, les habiles métaphores animalières et les histoires de valise.
  • Ça sonne toujours comme du Fersen (ouf...veuillez excuser cette plamonderie) mais on sent tout de suite la présence de Fortin l'arrangeur. D'abord, dans les percussions: bac de plastique retourné, grosse caisse de fanfare des Épis d'or de Saint-Maurice, clapements de mains sporadiques (ou pas) et sac de bottes de ski. Puis dans les guitares: pedal steel, dobroe, lap steel. On entend aussi Fortin le musicien: basse, voix.
  • Pour ce qui est de Fortin le réalisateur, je pense qu'il a fait un sacré bon travail. Il a su américaniser le son de Fersen tout en ne lui enlevant rien de son essence ni de sa présence. Et il a choisi de bons musiciens d'ici pour accompagner les ukulélés, banjo et mandoline de Pierre Sangra, Ze fidèle complice de Thomas.
Lorsque j'ai appris que ces deux-là avaient travaillé ensemble, j'ai d'abord sursauté. Puis, trois secondes plus tard, je me suis dit «quelle bonne idée!» et là, j'ai tout de suite entendu des choses dans mon cerveau. Trois petits tours, finalement, c'est exactement ce que j'ai entendu ce jour là dans mon cerveau. Pensez-y!!

13 octobre, 2008

Film d'horreur

Octobre, c'est le mois des monstres, des citrouilles, des fantômes et des sorcières. Malheureusement pour notre beau décor automnal, c'est aussi la saison des élections. Alors, en cette journée pré-électorale, laissez-moi vous mettre dans l'ambiance en vous présentant le film qui m'a donné les plus gros frissons dans le dos.

Attention! Les propos contenus dans cet extrait vidéo risquent de choquer!!



Et voici la version un peu moins drôle, telle que suggérée par mon amie Tite-Minique!



Priez pour nous, pauvres citoyens de Papineau!

12 octobre, 2008

Qui suis-je?



















Cette dame profite d'une pause pendant le tournage d'un film pour se faire photographier avec cet acteur très connu. Lorsque j'ai vu ce personnage dans le film en question, je ne l'ai même pas reconnu!! Peut-être serez-vous plus perspicaces que moi?

De quel acteur et de quel film s'agit-il??

Vous avez une longueur d'avance sur moi car, dans cette scène, en plus d'être défiguré, il était masqué!! Et je vous laisse un indice: ce n'est pas John Malkovich!

Mason Jennings: fils de Dylan!

Un petit mot pour vous dire à quel point j'ai apprécié le concert de Mason Jennings mercredi dernier aux «Saints», une toute petite salle sur Ste-Catherine/St-Laurent. Ce natif d'Honolulu (!!!) que j'ai découvert grâce au film I'm not there nous a offert un spectacle intime et dépouillé, s'inscrivant ainsi dans la digne démarche des storytellers et protest singers américains.

Voici Fighter girl, un extrait de son plus récent album: In the ever.



Je vous recommande également l'album Use your voice et la trame sonore du film I'm not there pour ses magnifiques interprétations de The lonesome death of Hattie Carroll et de cette chanson un p'tit peu plus connue...

L'«ami» de Jack Sparrow...

Il y a chez nos voisins du sud autant de personnificateurs de Jack Sparrow que d'imitateurs d'Elvis. Certains gagnent même leur vie à jouer le célébre personnage de la trilogie Pirates of the Carribean dans divers événements corporatifs ou des fêtes d'enfants. L'histoire de l'un d'entre eux a retenu mon attention.

Brandon Pinto (ou Hillock, son nom de scène) est un jeune et talentueux acteur que l'on a pu voir dans la télésérie Veronica Mars, un réalisateur (Pinto Pictures) et un organisateur d'événements thématiques (Marked Men). Dans l'édition de juin 2008 du L.A. Magazine, l'acteur nous invite dans une zone interdite: les coulisses de Disneyland.

Au tout début de l'article, Pinto raconte qu'il a toujours été un grand fan de Disney (et il le restera, malgré ses mésaventures). Il rêvait depuis longtemps d'y travailler mais n'avait pas encore trouvé le personnage qu'il pourrait y interpréter. Lorsqu'il a entendu dire que Disney cherchait quelqu'un pour jouer Jack Sparrow, il s'est pointé à l'audition et a été choisi devant une soixantaine d'autres postulants pour être le premier Captain Jack de Disneyland. Il allait bientôt gagner sa vie dans la peau du pirate le plus cool de l'histoire du cinéma!


J'imagine que Johnny Depp a du faire suer plusieurs gros producteurs de Disney en proposant les différents traits de caractère de son personnage. Opportuniste, malhonnête, étourdi, menteur, rockstar et un peu trop porté sur le rhum et les femmes, son Captain Jack ne cadrait pas tout à fait avec l'image proprette et aseptisée de «l'empire du divertissement». N'est-ce pourtant pas l'essence même d'un pirate d'être en marge de la société?? Bref, Johnny étant Johnny, on lui a donné la latitude nécessaire pour créer le personnage que l'on connaît aujourd'hui.

Pour Brandon Pinto et ses collègues (deux autres acteurs avaient été choisis pour prendre le relais), ça ne s'est pas vraiment passé de la même façon. D'emblée, pour ne pas offenser les invités du parc (chez Disney, le mot «clients» est interdit), on a demandé aux acteurs de proposer un Jack Sparrow beaucoup moins décadent, qui ne parle pas d'alcool et qui ne flirte pas avec les femmes. Pourtant, toutes les chansons de pirates qui jouent sur le site sont des chansons à boire!! Et toutes les femmes veulent flirter avec le beau Captain Jack (certaines vont même un peu trop loin, raconte Pinto). De plus, puisque le poil au menton est interdit pour tous les membres de la distribution (chez Disney, le mot «employés» est interdit), les Jack Sparrow en devenir ont dû se raser la barbichette pour se coller ensuite une ridicule postiche (qui n'a jamais l'air parfaitement naturelle et qui risque de tomber à tout moment lorsqu'il fait trop chaud).

Évidemment, pour tout acteur qui se respecte, ces règles de conduite semblent un peu exagérées voire même paradoxales. Pinto a dû en contourner certaines, par souci d'intégrité envers son personnage. Cette témérité l'a d'abord mené à avoir quelques conflits avec la direction du parc et, après l'accumulation de plusieurs points de démérite à son dossier (!!!), a être congédié.



D'un certain point de vue, je comprends les dirigeants de Disney d'avoir quelques exigences afin de maintenir leurs hauts standards de qualité. Je crois par contre qu'ils devraient avoir davantage confiance au bon jugement des gens qu'ils engagent. De mauvaises langues rapportent également que les échelles salariales de l'«happiest place on earth» datent encore des années 50. Les deux tiers des employés ne gagneraient même pas 10$ de l'heure! On est en 2008! Un peu plus d'ouverture d'esprit s.v.p?!! Le jour où j'irai à Disneyland, je veux être courtisée par Jack Sparrow. Je m'attends aussi à ce qu'il me vole mes bijoux, qu'il parle de rhum, qu'il ait une vraie barbe et, surtout, des conditions de travail décentes!!!

Mauvais salaire, aucune place à la créativité, mais qu'est-ce qui rend donc les acteurs de Disney si heureux? Le prestige de jouer dans le plus gros spectacle du monde? Pas du tout! Les acteurs ne peuvent même pas dévoiler leur identité, que ce soit en public ou sur le web (on a d'ailleurs demandé à Pinto de retirer sa page web dédiée à Jack Sparrow). Et au cas où quelqu'un les reconnaîtrait sur le site lorsqu'ils ne sont pas costumés, on leur a préparé cette belle réplique:

-Êtes-vous Jack Sparrow?
-Non, je suis l'ami de Jack Sparrow...


Imaginez-vous maintenant en train de dire que vous êtes l'ami de Goofy...C'est sûr qu'il faut cultiver le mystère et entretenir la magie mais il y a quand même des limites!


C'est donc après avoir dévoilé son nom lors d'une interview à la première de Pirates of the Carribean: At world's end (à laquelle il assistait sous les traits de Jack Sparrow mais «off duty», avec son propre costume) que les dirigeants de Disneyland ont décidé de congédier Brandon Pinto. Heureusement, celui-ci se dit plutôt soulagé de ne plus avoir à se faire surveiller et corriger sans cesse. Il est maintenant travailleur autonome et offre ses services pour animer vos fêtes avec ses Marked Men . Allez voir les photos! Les autres personnages sont aussi très bien réussis!

Souhaitons à ce «pirate dans l'âme» un bel avenir! Son audace et sa façon de faire face à la censure ne font que prouver qu'il est un esprit libre. Et, après tout, plusieurs grands acteurs ont aussi connu des débuts difficiles. Brad Pitt ne faisait-il pas la promotion des restaurants El Pollo Loco déguisé en poulet?

-Êtes-vous le poulet?
-Non, je suis l'ami du poulet....

06 octobre, 2008

À quoi ça sert, la culture?

En cette rentrée automnale, j'ai pensé vous offrir ce petit billet paresseux. Pourquoi, paresseux? Parce que quelqu'un d'autre -en l'occurence, Stéphane Laporte- l'a écrit à ma place. Je cède donc ma tribune à celui qui a si bien vulgarisé l'histoire des coupures dans la culture.

"[...] Quand les médecins et tous les gens de la santé revendiquent plus
d'argent, qu'est-ce qu'ils font? Ils demandent aux artistes de les appuyer.
Et les artistes se démènent. Ils font des spectacles bénéfice, des
téléthons, des chansons, des publicités gratuites. Tout pour aider la
recherche sur le cancer, la fibrose kystique, les maladies mentales ou pour
appuyer Sainte-Justine. Ils sont où, les gens de la santé, pour appuyer les
artistes, aujourd'hui? Malades?

Quand on a besoin de sensibiliser les gens à langue, à la dictée, au
décrochage scolaire, à l'écologie, à la violence, à la justice sociale, à
toutes ces causes plus importantes que la culture, à qui fait-on appel? Aux
artistes. Qui est connecté à l'âme des gens? Les artistes. Ils sont où, les
dirigeants des compagnies et des organismes publics qui se servent d'eux?
Ils sont où pour les défendre, aujourd'hui?

Quand surviennent de grandes catastrophes, vers qui se tournent les victimes
pour amasser des fonds pour leur venir en aide? Vers les artistes. Ils
organisent de grands spectacles pour les victimes de Katrina, des
inondations du Saguenay ou de la famine en Afrique. Et soudain toute la
société est touchée. Et soudain toute la société est concernée. Se
pourrait-il que le jour où il n'y aura plus d'artistes, le monde n'aura plus
de coeur?

Et si c'était ça, la culture: le coeur d'un pays?

Les conservateurs proposent de l'amputer. Un Canada sans coeur. À l'image de
ses dirigeants. C'est moins de trouble et plus économique. Mais c'est dur et
plate longtemps. Vous verrez..."

Stéphane Laporte

09 août, 2008

Costumez-vous!

Depuis que je suis toute petite, je suis fascinée par la musique, la télé et le cinéma. Ma mère me cousait de magnifiques costumes que je portais pour faire des défilés, des petites pièces de théâtre dans le sous-sol ou simplement pour jouer avec mes copines. En grandissant, je me suis mise à m'intéresser au portrait. J'ai alors appris à maîtriser les ombres et les lumières afin de donner un peu de dimension à mes dessins. Au début des années 90, une amie, maquilleuse au théâtre, m'a demandé de la remplacer pour un petit contrat. Cette aventure fut le début d'une grande passion: le maquillage de scène.

La semaine dernière, j'ai profité de «quelques» journées de pluie (7/8 jusqu'ici) pour faire un petit bilan personnel et j'ai constaté que j'avais réalisé plusieurs de mes rêves d'enfant. Comme chanteuse, j'ai fait plusieurs spectacles, enregistrements et collaborations avec des musiciens formidables. Comme maquilleuse, j'ai travaillé au théâtre, en pub, sur des défilés et des vidéoclips. Alors que ma soeur, elle, jouait avec un petit four chauffé par une ampoule électrique. Elle faisait des petits gâteaux. Inspirée aussi par ma mère qui faisait des gâteaux-thématiques extraordinaires, Maggie est devenue pâtissière-chocolatière. Étrange, non?

Hélas, depuis que je suis déménagée à Montréal l'an dernier, j'ai dû mettre de côté mes passions. C'est tellement difficile de s'intégrer à une nouvelle communauté artistique! Inspirée par la sympathique équipe de chez visionized.com (voir le billet du 27 juillet), je me suis tout de même remise au travail. C'est donc en recherchant de nouvelles façons de «faire sortir le méchant» (costumiers, troupes de théâtre et d'animation) que je suis tombée sur la page MySpace de Miracole Burns.

Wonder Woman (Miracole Burns)

Par le biais d'un petit clip, Miracole nous parle de sa passion pour les costumes de super-héros et nous raconte qu'elle participe à une trentaine d'événements par année grâce aux personnages des comics à qui elle donne vie. Elle permet par exemple à des enfants malades de rencontrer Wonder Woman. Cette même Wonder Woman qui était son tout premier costume d'halloween! N'est-ce pas touchant? De nombreuses photos témoignent également de la qualité de son travail de personnificatrice. Humour, classe, intelligence et bon goût. En regardant plus attentivement ses photos, je constate que plusieurs personnes costumées sont réunies dans une sorte de congrès. Après quelques fouilles et explications (merci à Shane), je comprends qu'il s'agit de la Comic Con de San Diego (le plus grand congrès d'amateurs de Comics du monde) et de la Dragon Con d'Atlanta (le plus grand congrès au sud-est des États-Unis). Quoi? On peut se costumer du 1er novembre au 30 octobre et personne ne me l'avait dit???

Joker & Harley Quinn (Chris & Miracole Burns)

Un peu «nerd», ces congrès? Peut-être un peu. On connaît tous pourtant quelqu'un qui a laissé son personnage de Donjons et Dragons prendre un peu trop de place dans sa tête. Mais, à part quelques filles qui se la joue un peu trop sexy et quelques gars montrant leurs gros bras en armures, il s'agit surtout de fans qui fabriquent leur costume avec talent, passion et surtout, beaucoup de plaisir! Il faut en effet un minimum d'humour pour se balader en spandex pendant toute une fin de semaine!!

Spider Man (Moshi)

Je salue donc humblement nos voisins américains pour leur créativité, leur sens du spectacle et de la fantaisie et pour cette facilité qu'ils ont de garder leur coeur d'enfant!

Merci à Miracole et Moshi d'avoir accepté que je publie leurs photos. Vous pouvez consulter leur page MySpace en cliquant sur leur nom. Croyez-moi, ça vaut vraiment le détour! Merci également à Shane qui gère la page «Costumer Celebration», un véritable hommage à tous ces artisans!

31 juillet, 2008

Spéculations chez les Bat Fans!!

Allons. Un petit jeu! Devinez qui remplacera Heath Ledger dans le prochain Batman.


Johnny Depp? Jim Carrey?

Pour ma part, je crois que Ledger est tout simplement irremplaçable. Nolan devra trouver d'autres méchants pour son troisième film. De toute façon, mon p'tit doigt me dit que le beau Johnny n'aurait jamais pris la relève. Par contre, selon un article paru sur backseatcuddler.com (merci Nicolas pour le lien), Depp serait le prochain Riddler (les francophones connaissent ce personnage sous le nom de Sphinx) et Philip Seymour Hoffman, The Penguin. Et la cerise sur le sundae: Angelina Jolie en Catwoman.

D'emblée, je trouve que Hoffman en Penguin est une très bonne idée. Mais Depp en Riddler...mmm...pas certaine. Il me semble que ce serait préférable d'offrir le rôle à quelqu'un qui n'a pas l'habitude du personnage bizarroïde, comme c'était le cas pour Ledger. Et pour la Catwoman, le défi n'est pas énorme. Il suffit d'être belle, bien roulée et d'être plus crédible que Michelle Pfeiffer et Halle Berry.

Moi j'aimerais y voir Kevin Spacey, Benicio Del Toro, Gaël Garcia Bernal ou Viggo Mortensen.

Et vous, quel serait votre casting idéal?

Viva la vida!!




Je ne suis pas une fan de Coldplay. J'aime bien quelques chansons (Fix You et Yellow surtout) mais c'est un peu trop propre à mon goût. Mais lorsqu'on m'a invitée à leur concert au Centre Bell cette semaine, je n'ai pas hésité. Et je ne l'ai pas regretté!!!

J'étais assise dans le «pit», comme on dit en bon québécois. Alors que mes voisines anglo-klaxonnes de derrière avaient payé 90$ chacune pour venir jaser, celle qui était à ma gauche s'offrait le karaoké de sa vie (au moins, elle chantait bien). Devant, deux gais qui se levaient systématiquement à chaque fois qu'il y avait du beat. À gauche, toute une rangée de gens qui allaient et venaient (vider, remplir, vider, remplir...).

Pourtant, j'ai été captivée par ce spectacle dès les premières minutes. Premièrement, le Centre Bell plein à craquer, c'est plutôt impressionnant (nous étions près de 19 000). Avant le spectacle, la foule était tellement fébrile que chaque changement d'intensité de lumière provoquait un délire d'applaudissements.

Dans une scéno sobre mais qui habillait bien ce grand espace, les quatre musiciens de Coldplay ont réussi l'impossible: nous offrir un concert intime! Ils sont même venus jouer deux pièces dans les estrades. Chris Martin a une voix magnifique et enveloppante. Excellent performer, il communique bien avec la foule, genre gentil-mais-pas-têteux. Il ne se prend pas au sérieux et se sort d'un problème technique avec humour: «this will make music history». Excellent pianiste, il nous a brodé quelques notes de Satie à la fin d'une chanson. Pardonnez-moi cette remarque un peu «people» : décidément, la Gwyneth a gagné le jackpot!!

27 juillet, 2008

Ils sont fous ces américains!





Le Joker de Heath Ledger a déjà laissé sa trace sur le visage de bien des gens. Il n'y a qu'à fouiner sur la «Joker fan page» sur Facebook pour le constater. Des centaines de gars et de filles nous présentent leur interprétation (pas toujours très réussie) du célèbre personnage. Allez-y et riez un bon coup! Personnellement, je pensais devoir attendre l'halloween pour avoir ce plaisir mais, apparemment, j'avais tort! Par contre, parmi ces hurluberlus, un certain Jack Joker (photo) se démarque du lot. Le comédien et sa troupe ont animé les foules lors de la première du film en floride. À voir sur YouTube ou sur le site Visionized.com. Vous pouvez même les engager pour mettre du piquant dans vos partys!

Pour ma part, je suis prête à retrouver pinceaux, maquillage, latex liquide et faux sang. Qui sera mon Joker? Si ça vous intéresse, voici un aperçu de ce qui vous attend avant le maquillage de clown.

Vous pensez que je n'y arriverai pas? Allez voir mes victimes!

26 juillet, 2008

La beauté de Maggie

Voici quelques commentaires désolants trouvés sur le web à propos Maggie Gyllenhaal (qui a pris la relève de Katie Holmes dans le dernier Batman):

  • But I’ll keep posting about how ugly and awful she is as long as people keep saying how wonderful she was… she wasn’t.
  • You cannot take both sides. Batman can’t be fat because it would be unbelievable so just face it an unattractive female is not going to attract the likes of Harvey Dent or Bruce Wayne no matter how talented she might be. It’s not believable.

Bon sang! C'est odieux!! Que la vie est dure pour les actrices d'aujourd'hui!!! Évidemment, aucun de ses partenaires masculins n'a droit à de pareilles insultes (l'excellent Gary Oldman n'est pourtant pas un bellâtre, Heath Ledger et Christian Bale non plus). Ce qui est triste là-dedans, c'est que ce sont des hommes et des femmes qui se moquent du physique de Gyllenhaal. Je me demande bien quelle pitoune pourrait jouer une avocate qui doit confronter et affronter les criminels de Gotham City. Paris Hilton? Pamela Anderson? Qui est cette beauté soit-disant nécessaire à la crédibilité du personnage de Rachel Dawes?

Maggie Gyllenhaal a certes une beauté peu commune. Une petite bouche croche (comme Holmes), des yeux tristounets d'un bleu magnifique (comme son petit frère Jack) et beaucoup d'intelligence dans le regard. Plus je la regarde, plus elle me fait penser à Carrie Fisher (l'héroïne de «Star Wars») qui, il y a quelques décennies, avait bien la tête de l'emploi.


20 juillet, 2008

La suite des choses

Histoire de reprendre là où je vous avais laissés...

  • Julie a bien marchandé ses électros et a eu un très bon deal! Elle a même pu dépenser le reste du budget alloué au déménagement à la vente de blanc de chez Simons!
  • Julie a fait de la peinture pendant au moins un mois et ce, au beau milieu des boîtes. C'est après la cinquième couche de rouge dégoulinant dans la cuisine (on aurait dit de l'hémoglobine), qu'elle s'est dit qu'elle attendrait à l'automne pour faire la salle de bain.
  • Julie s'est enfin offert une petite machine à espresso, conseillée patiemment par le maître Gonzo Tremblay. Depuis, chaque matin, elle déguste un excellent bol de latté et trouve le café filtre absolument infecte.
  • Julie est très heureuse dans son petit appartement plein de lumière. Elle aime la tranquilité du quartier et la proximité du Marché Jean-Talon et, surtout, de la famille Dickner qui vient tout juste de s'agrandir. Elle vient justement de passer un beau bout de dimanche à jouer au parc avec la jolie Zoé.
  • Julie vous attend. Vous êtes les bienvenus!

Vanessa Paradis, avant-gardiste?


Mon lecteur I-Tunes me fait parfois des surprises lorsque je le mets en mode aléatoire (et ce n'est pas toujours une chanson de Noël qui me fait sursauter en plein mois de juillet). Hier, je suis tombée sur «Be my baby», de Vanessa Paradis. Cette chanson a vraiment attiré mon attention (je faisais du ménage) car, au début, je la croyais extraite d'un album de Duffy ou d'Amy Winehouse.

Il est étrange de constater que cette chanson qui date de 1992 cadre parfaitement dans la vague actuelle de musique pop inspirée des 60's et de Motown. Vanessa était-elle donc avant-gardiste? Peut-être. Mais pas autant que l'auteur des chansons de cet album et ex-amoureux de la belle: Mr.Lenny Kravitz!

Voyez le clip en cliquant ici!

19 juillet, 2008

Viande!!!!


Il y a trois mois, suite à un malaise humiliant, j'ai commencé à questionner mon alimentation. En voulant d'abord ajouter plus de fibres à mes repas, je suis tombée sur toutes sortes d'articles et de bouquins sur les aliments. J'y ai notamment appris que nous avions besoin de 100 à 150 g seulement de protéines animales (incluant les oeufs et les produits laitiers) par jour. Portez attention au poids de la prochaine poitrine de poulet que vous achèterez et vous constaterez comme moi que nous en mangeons beaucoup trop.

Armée d'une inébranlable volonté (croyez-moi, le malaise en question est vraiment douloureux), la Carnivore en moi a commencé à s'ouvrir à une alimentation différente (je dois avouer que la crise alimentaire actuelle me sensibilise aussi à en laisser pour les autres). Lentement, mais sûrement, je suis passé de deux repas de viande par jour à un seul. J'ai ensuite réduit ma portion de viande quotidienne de moitié (autour de 100 g), intégré de plus en plus de produits bio (la proximité d'une épicerie bio et du Marché Jean-Talon aidant) et augmenté ma consommation de poisson (manger des sushis n'est pas un gros sacrifice) et de tofu.

Le premier mois a été un peu difficile (je n'avais pas faim mais je manquais un peu d'énergie) mais je suis maintenant tellement habituée à ce nouveau rythme que, cette semaine, je me suis rendu compte que je n'avais pas mangé de viande pendant deux jours. Je me régale depuis devant des plats végétariens et je ne mange de la viande rouge qu'une fois par mois. Qui l'eut cru?

Why so serious?



J'ai profité hier d'un après-midi de congé pluvieux pour aller voir le très attendu «Dark knight» de Christopher Nolan. Avec mon collègue Philippe, j'ai donc bravé la foule de la rue Ste-Catherine et me suis trouvée une 'tite place dans une salle de cinéma pleine à craquer pour assister à une des premières représentations.

Mes attentes étaient énormes. J'avais adoré «Batman begins» et j'ai toujours peur de la suite des films que j'aime car, le plus souvent, on étire la sauce. Ici, c'est vraiment autre chose. Le réalisateur et la fabuleuse distribution (Christian Bale, Morgan Freeman, Michael Caine, Aaron Eckhart et, surtout, Gary Oldman et Heath Ledger) vont encore plus loin dans les ténèbres de Gotham City créant ainsi le meilleur film de super héros de l'histoire (et je ne suis pas la seule à le penser).

Ma plus grande surprise: le Joker de Ledger. Je ne croyais pas que cet acteur (qui excellait dans les rôles plus intérieurs) était capable d'une pareille théâtralité. Une performance à donner la chair de poule!!! Le terrifiant personnage qu'il a créé marquera sans doute tous les amateurs du genre. J'espère seulement qu'on ne le fera pas revenir, joué par un autre acteur, dans un éventuel troisième film. J'ose avoir confiance à l'intégrité de toute cette équipe pour ne pas commettre cette faute de goût.

Mes seuls bémols: quelques ratées au niveau du montage (je me demande bien pourquoi j'ai remarqué ça tellement j'étais captivée par l'action) et une scène plutôt étrange où Wayne (en Batman) parle avec son complice Fox (Freeman) en restant dans son personnage (il n'a pas la même voix ni le même ton en chauve souris). C'est un peu comme l'histoire voulant que le gars qui est dans le Bonhomme Carnaval vienne à une répétition de spectacle en Bonhomme Carnaval. M'enfin....

Courez voir ce film avant d'en savoir plus. Ça vaut vraiment le coup. Et oui, puisqu'on vient de me poser la question, il faut avoir vu «Batman begins» pour apprécier la totale.

03 juillet, 2008

Un retour?

Après 5 mois d'absence, je tente un retour sur mon blogue (et sur les vôtres). Reste à voir si j'aurai quelque chose à dire. Pour l'instant, je n'ai que des bonnes intentions.

Laissez-moi y penser...

06 février, 2008

Un rasage?


Je viens de revoir «Sweeney Todd:The demon barber of Fleet street».

Je l'ai vu une première fois, en décembre, mais une certaine panne d'internet m'avait privé de vous en informer. Peut-être aussi que j'étais un peu déçue du résultat, musicalement parlant surtout. C'est que je suis un tantinet allergique au genre «comédie-musicale-émotion-égal-volume». Ces mélodies épaissement beurrées m'irritent toujours l'épiderme. De plus, la première fois, j'étais tombée sur la version dont les chansons sont sous-titrées en français (on repassera pour l'exactitude de la traduction) et les passages parlés sont doublés. Ouf...facile de décrocher!

Une fois habituée au genre broadway (je me suis tapé la bande sonore), j'ai vraiment pu apprécier la version originale. Les chansons sont musicalement plus complexes qu'elles n'y paraissent à première écoute et on s'étonne devant la superbe interprétation qu'en font les acteurs/chanteurs.

Johnny Depp est spectaculaire et terrifiant, malgré une moumoute qui lui donne le look Marie Laberge sur l'acide (tiens...Javier Bardem est aussi terrifiant avec une moumoute René Simard sur l'acide dans le dernier film des Coen). Helena Bonham Carter a un peu de mal à pousser la note mais fait tout de même une excellente interprétation et, la cerise sur ce «bloody sundae» (celle-ci est pour Druminick), c'est l'apparition fort punchée de Sacha Baron Cohen en coiffeur ténor qui porte à droite (ou à gauche? je ne me rappelle plus).

Bref, c'est un bon Burton mais pas son meilleur. À voir pour la curiosité (on est loin de «Sound of music»), la beauté des décors et costumes et, bien sûr, pour Johnny!

Poésie et couleurs


J'ai toujours été amusée par le nom que les fabriquants de peinture donnent aux couleurs. En guise d'exemple, je vous propose un jeu. Je vous donne le nom de la couleur choisie pour chaque pièce de mon appartement et vous devinez de quoi il s'agit.

1-Salon: Champs Elysées (C'est un beau bleu turquoise)
2-Chambre: Fougère printanière (C'est vert)
3-Salle à manger: Pomodoro (Un rouge plutôt sincère)
4-Salle de bain: Épuré (Gris comme un caillou gris)
5-Entrée et corridor: Guanaco et Mohair (Chocolat 70% et beige grisâtre)

Y voyez-vous quelque chose?