23 septembre, 2007

Viscérale Bjork

J'adore découvrir les artistes en spectacle. Je connaissais quand même Bjork un peu, surtout pour sa renversante performance dans «Dancer in the dark» de Lars Von Trier. J'ai écouté, avec beaucoup d'intérêt, la plupart de ses disques mais je n'y revenais pas. Les bébelles électroniques, ça m'éloigne de l'émotion. Je préfère quand c'est plus organique. Comme «Gling Glò», son album jazz. Je m'attendais donc à une performance intelligente, éblouissante (à l'image de ses clips toujours très inventifs) et j'ai été servie. Je ne m'attendais pas par contre à cette ouverture vers le public, ce don, cet abandon. Cette toute petite femme-gamine habite totalement l'immensité de la scène de son corps et de sa voix. Impossible de ne pas être touché par autant de grâce, de beauté et d'amour. Elle nous enlace.

Supportée par une quinzaine de musiciens (dont WonderBrass, un ensemble de cuivres Islandais), cette grande artiste nous a fait voyager très loin! Druminick: malheureusement, on n'a pas eu «Bachelorette» mais j'ai quand même pensé à toi! ;)) Voici ce qu'on a eu pour compenser...

01. Brennið Þið Vitar
02. Earth Intruders
03. Hunter
04. Hidden Place
05. Anchor Song
06. Pagan Poetry
07. The Pleasure Is All Mine
08. Jóga
09. Desired Constellation
10. Army Of Me
11. Innocence
12. I Miss You
13. Five Years
14. Vökuró
15. Wanderlust
16. Hyperballad
17. Pluto

Rappel
18. Oceania
19. Declare Independence

12 septembre, 2007

Voyage voyage

Je pars cinq jours à Québec pour donner ma première formation. J'aurai la chance de voyager en bus, de dormir dans un hôtel donnant sur le stationnement des Galeries de la Capitale et de petit-déjeuner, dîner et souper dans une foire alimentaire.
Mon lecteur mp3 est plein: Bjork (pour me préparer pour le show), Vanessa (mon bonbon du jour), Hank Williams (parce qu'il faut toujours un peu de country pour la route) et quelques albums de Tom Waits (pour ma dose quotidienne-je suis addict).
Ma valise est pleine: des vêtements confo pour la fin de semaine (je vais chez mes parents), des vêtements «propres» ( pour le boulot), des sandales au cas où il ferait chaud, des chaussures fermées au cas où il ferait froid, un manteau et une tite laine.
Mon bagage est plein: mon appareil-photo (toujours pratique), mon Harry Potter (je ne peux pas partir sans un livre), mes crèmes de face, mes crèmes de corps, shampoing, déo, maquillage, démaquillant, brosse à cheveux, brosse à dents, dentifrice, frise à plat, platonique...
Je pense que je vais arrêter ça ici et aller me réserver un déménageur.
À mardi prochain!

Le bon vieux temps

Je l'avoue: je suis un peu mal à l'aise de critiquer ce grand succès du très sympathique groupe «Mes aïeux». La musique déménage et la rime est plutôt bien tournée. Mais plus je l'écoute (plus ma mère me la chante), plus je tisse des liens entre le texte et cette tendance qu'ont les québécois à regretter le passé, à avoir envie de reculer plutôt qu'avancer (la popularité de l'ADQ en témoigne), à vivre constamment dans la nostalgie (culturellement, politiquement et socialement). Le problème, c'est qu'en 2007, on ne peut pas vivre comme en 1940. On doit composer avec les erreurs commises par nos arrière-arrière-grand-pères, nos grand-pères et nos pères. Avec leurs réussites aussi!


Dégénération

Ton arrière-arrière-grand-père il a défriché la terre
Ton arrière-grand-père il a labouré la terre
Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre
Pis ton père il l'a vendue, pour devenir fonctionnaire

Et pis toi mon p'tit gars tu sais pus c'que tu vas faire
Dans ton p'tit trois et d'mie, ben trop cher fret en hiver
Il te vient des envies de dev'nir propriétaire
Et tu rêves la nuit d'avoir ton petit lopin d'terre.

Ici, c'est quand même bien de souligner le triste sort des régions de plus en plus délaissées. Difficile par contre d'en vouloir à quelqu'un qui veut gagner sa vie en faisant ce qu'il aime.

Ton arrière-arrière-grand-mère elle a eu quatorze enfants
Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pis ta grand-mère en a eu trois c'tait suffisant
Pis ta mère en voulait pas, toi t'étais un accident

Et puis toi, ma p'tite fille, tu changes de partenaire tout l'temps
Quand tu fais des conn'ries, tu t'en sors en avortant
Mais y a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit, d'une grand' table entourée d'enfants

Mmmm. Ça se corse. Les quatorze enfants, c'est Monsieur le Curé qui les voulait. Parfois, les femmes risquaient leur vie pour «faire leur devoir de bon catho». Et l'avortement, ce n'est vraiment pas une porte de sortie ni une solution facile.

Ton arrière-arrière-grand-père a vécu la grosse misère
Ton arrière-grand-père il ramassait les cennes noires
Et pis ton grand-père, miracle, y est devenu millionnaire
Ton père en a hérité il a tout' mis dans ses REER

Et pis toi p'tite jeunesse tu dois ton cul au ministère
Pas moyen d'avoir un prêt dans une institution bancaire
Pour calmer tes envies de "hold-uper" la caissière
Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire

Mon père a commencé à travailler à 13 ans pour faire vivre sa mère. Il ne s'est pas endetté puisqu'il n'a pas eu le temps d'étudier. Je ne crois pas que c'est ce qu'il aurait choisi dans notre système d'éducation d'aujourd'hui. Mon grand-père était vendeur itinérant. Lui non plus n'a pas étudié. L'argent, ça reste dans la famille. La pauvreté aussi.

Tes arrière-arrière-grands-parents ils savaient comment fêter
Tes arrière-grands-parents ça swinguait fort dans les veillées
Pis tes grands-parents ont connu l'époque yé-yé
Tes parents c'tait les discos c'est là qu'ils se sont rencontrés

Et pis toi mon ami qu'est-ce que tu fais de ta soirée ?
Éteins donc ta TV faut pas rester encabané

«Dans not' temps, y'en avait de la bonne musique...». JE N'EN PEUX PLUS DE CE DISCOURS! À chaque époque ses bons et ses mauvais coups!

Heureus'ment que dans vie certaines choses refusent de changer

Mayo, voici le slogan parfait pour ta prochaine campagne!

Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser

Ça y est? C'est tout? On ne nous offre même pas de solution? Seulement une façon d'oublier qu'on est dans' marde? Pffff...

J'imagine que ce n'est pas très grave car si nos parents écoutaient Vigneault, Ferland et Félix, maintenant, on n'écoute plus vraiment les paroles des chansons. Faut que la chanteuse soit «cute» et que ça passe bien à la radio! ;))

Lire entre les lignes 1

Si vous avez envie de faire un accident, vous avez intérêt à choisir une autre voiture!

10 septembre, 2007

Au risque de faire des jaloux....


Hé oui! Je serai parmi les chanceux à voir le spectacle de Bjork le 21 septembre prochain! Peut-être qu'en forçant un peu, je pourrais me faufiler en coulisses en essayant de passer pour sa soeur?
Je pense que je vais être un peu tannante avec ça mais c'est plus fort que moi: il faut que je crie mon bonheur de voir tous ces spectacles!!! J'espère que vous pardonnerez mon euphorie de nouvelle montréalaise!!

06 septembre, 2007

Alléluia!!!!!


C'est un miracle!
J'ai trouvé une super médecin de famille! À vingt minutes à pied de chez moi et accessible en moins de deux semaines!
Me voilà enfin débarassée de mes petites angoisses. Ça fait du bien de savoir que quelqu'un est là pour s'occuper de mes p'tits bobos. Paraîtrait que c'est vraiment difficile de trouver un médecin de famille à Montréal. Je me considère donc privilégiée. Vilaines hormones: prenez garde à vous!
Merci à Anne-Marie pour le p'tit coup de pouce! ;)

02 septembre, 2007

Le livre des faces

C'est drôle, Facebook. En plus d'entretenir nos liens actuels, ça nous permet de retrouver des amitiés vieilles d'une décennie.
Isabelle et Nadia, je vous salue et j'ai hâte de vous revoir.
Marc, je t'appelle mardi.
Ben, je suis contente de t'avoir croisé hier. J'aurais aimé t'écouter mais j'étais pas forte forte. Je me reprendrai, promis. En attendant, je traîne sur ton site (cliquez ici si ça vous intéresse aussi).
Et merci de m'avoir rappelé ce petit morceau de moi sur ton premier disque! Ça fait tout drôle d'écouter ça.

This time, everything is allright...

...no way, she's gonna get away
This time, everything is easy
Anyday, I'm gonna make her mine

Qui parmi vous se souvient de cette chanson?

Moi, je me rappelle TOUTES LES CHANSONS de mon adolescence. Et je ne comprends pas pourquoi, 20 ans plus tard, je peux encore fredonner tous les refrains, la majorité des couplets, les wou-oh-wou-oh ici et les twidelips de claviers là. C'est sans doute une maladie. Mon disque dur doit être infecté. Delete!!!

Les années 80, c'est la période où j'ai passé le plus de temps à écouter de la musique. Curieusement, c'est aussi la période où j'avais le moins de choix. À St-Marc-Des-Carrières, un seul magasin vendait des disques. Chez Siane, j'ai acheté mes premiers vinyles: la bande sonore de «Xanadu» (et oui!) et «Thriller» de Michael Jackson. Je profitais aussi de quelques voyages à Québec (rendez-vous chez l'ophtalmologiste) pour aller rêver chez les disquaires du moment. Côté médias, ce n'était pas la manne. La seule radio que j'écoutais était commerciale (certains se rappeleront les belles années du FM93, radio qui nous servait du top40 avec ses quotas de musique francophone) et les 3 stations de télé (radio-canada français, radio-canada anglais et TVA) l'étaient tout autant. Je me suis gavée, certes, mais toujours avec la même giblotte. Quoique, à bien y penser, je me rappelle aussi les chansons «rock ma tante» que ma mère écoutait. Merde!!! J'ai été brainwashée!!

En 1987, j'ai commencé à choisir ce que j'écoutais. J'ai retenu encore beaucoup de choses mais l'empreinte est un peu moins précise. Je passais moins de temps à écouter de la musique mais je faisais plus de découvertes. Nouveaux mots, nouveaux sons. Enregister sous...

Heureusement, mon cerveau est encore capable d'en prendre: je peux vous chanter une quarantaine de chansons de Gainsbourg par coeur. Ajoutez une vingtaine de Boby Lapointe, une dizaine de Brassens et quelques-unes de Plume. Sauf que celles-là, je les ai apprises (faut pas compter sur les radios pour les faire jouer).

Même si je suis convaincue que la radio commerciale m'a brûlé quelques neurones, je crois sérieusement que cette facilité à apprendre des chansons est héréditaire. Un jour, je vous raconterai tout ce que ma mère chante (sans toujours se rendre compte des paroles).

Et ton corps sur mon corps
Lourd comme un cheval mort

La fête du travail



Que se passerait-il si tout le monde prenait vraiment congé? Pensez-y!!!
Une journée sans épicerie, sans magasinage, sans essence, sans flics, sans bars, sans restaurants, sans transports en commun.
Je sais, je rêve...

Divine Vanessa

Après 8 ans d'attente (de recherche et de complicité avec Mathieu Chédid), voici enfin «Divine Idylle», le nouvel album de Vanessa Paradis!

Pour ma part, le plaisir est loin d'être coupable: j'aime Vanessa Paradis, un point c'est tout! Pour sa candeur, son honnêteté, son intelligence, sa sensibilité, sa générosité. De plus, sur disque, l'abandon de cette artiste est tel qu'on ne sent pas les murs du studio. Tout y est si pur qu'on se sent un peu mal à l'aise d'être aussi près...

Si je respecte entièrement son paradis privé, j'espère qu'elle deviendra, avec les années, un peu moins pudique de son talent d'auteure et de musicienne. Les chansons qu'elle bricole restent à mon avis les plus jolies (remarquez qu'entourée de si grands auteurs et musiciens, j'aurais aussi la plume un peu timide).

Ça sort mardi prochain, le 4 septembre. Et, comme le demanderait Druminick, comment trouvez-vous la pochette «Klimtesque»? Votre cote sur 10 svp!